LE BUREAU DES LEGENDES – SAISON 5: L’apothéose

Le Bureau des Légendes – Saison 5
(10x52min pour Canal+, produit par TOP – THE OLIGARCHS PRODUCTIONS)

  • Eric Rochant
  • Jacques Audiard
  • Jérôme Salle
  • Samuel Collardey
  • Anna Novion
  • Mathieu Kassovitz
  • Capucine Rochant

Annoncée dès le début de la préparation comme la conclusion de la série et la dernière saison écrite/réalisée/produite par Eric Rochant, il a été rapidement question de finir en apothéose. Et quel feu d’artifice ce fut: le plus grand nombre de pays de tournage de l’histoire de la série – répartis sur 3 continents différents, le plus grand nombre de réalisateurs, le casting le plus international et Jacques Audiard en showrunner pour les deux derniers épisodes.

Synopsis: “Malotru (Guillaume Debailly/Paul Lefèvre) a été sauvé des flammes par les Russes en Ukraine grâce à un revirement du directeur du Bureau des légendes « JJA » qui les a fait prévenir à temps. Il se remet à Moscou sous la houlette de Mikhaïl Karlov, un des officiers du FSB qui le convainc de travailler avec eux. « JJA » en déclenchant son sauvetage avait une idée derrière la tête. Il reprend contact avec Malotru pour lui demander de faire l’agent double et de travailler avec la DGSE, dans le but de recruter Karlov, nom de code “Kennedy”. Parallèlement, Marie-Jeanne est retournée sur le terrain, agissant au Caire sous la couverture de chef de la sécurité d’un grand hôtel, Pacemaker/Sylvain Ellenstein/César travaille pour le FSB au Cambodge où il supervise une équipe de hackers, tout en renseignant la DGSE, et Mille Sabords sous couvert d’un marchand d’armes, travaille au recrutement d’un dignitaire saoudien. Au siège de la DGSE, le patron du renseignement Michel Ponte s’interroge sur la santé mentale de JJA…”

Casting: Mathieu Kassovitz, Louis GarrelSara GiraudeauFlorence Loiret-CailleMathieu AmalricJonathan Zaccai, Stefan Crepon, Jules Sagot, Artus

Le nom de code du tournage change, LBDL devient KENNEDY. La préparation commence pour moi en octobre 2018, soit 8 mois (32 semaines) avant le début du tournage (4 juin 2019), avec les premiers dépouillement en accompagnement de l’écriture, ainsi que le lancement avec Eric Zaouali, directeur de(s) production(s), des premiers repérages et premières rencontres avec différentes productions éxécutives en Egypte et en Jordanie.

De nouveaux défis de fabrication se sont rapidement dessinés au Cambodge, où l’industrie cinématographique est encore à ses balbutiements. Ailleurs, heureusement, nous avons pu nous appuyer sur nos relations de confiance établies sur les saisons précédentes avec les équipes au Maroc, en Ukraine et en Russie. Durant la totalité de la durée de la préparation nous avons, avec Eric Zaouali, multipliés les allers-retours entre ces différents pays pour constituer les équipes techniques et rechercher les décors qui allaient nourrir la série.

Petit à petit, j’ai constitué une base de données en ligne que les 7 équipes mise en scène et la production allaient se partager et nourrir pendant l’année à venir. C’est ici que se regrouperait le suivi des différentes préparations, les partages de ressources et informations entre pays de tournage (comédiens, essayages, entraînements cascades, traductions des textes etc…).

Mon équipe française commence début 2019, Aurore Coppa (seconde assistante planneuse) et Julie Rivière (stagiaire mes) m’épaule pour mettre en place le squelette organisationnel de ce paquebot et en assurer le suivi. Diane Capo (seconde assistante réalisatrice Paris) vient également en renfort sur certains moments clefs de la préparation. J’ai ensuite eu le plaisir d’être assisté en Ukraine par Andrew Moroz, Tonya Borysiuk et Mykola Perestiuk; en Russie par Aleksey Smolyar et Nick Mironov; au Cambodge par Sreyra In, Mio Thong et Inès Sothea.

Sous la supervision d’Eric Zaouali, les antennes de productions éxécutives sont gérées par les différents Producteurs locaux.
En Ukraine: Tanya Sokolova (RADIOAKTIVE)
En Russie: Alexandr Orlov (JUNE JULY)
Au Cambodge: Sok Visal (KLAP YA HANDZ) et George Langlois (SIAM MOVIE)
Au Maroc: Hamid Herraf (H FILMS)

En France, c’est Alice Puyaubert qui tient les rênes de la Direction de Production.

Enfin, la Coordination de Production et la supervision de la logistique des transports matériels et humains entre ces 5 pays est assurée par Alexis Dias.

Les contraintes budgétaires et l’évolution du scénario amènent de nouveaux changements, le tournage en Jordanie est avorté et les scènes entièrement relocalisées au Maroc. Tout comme celles prévues en Égypte, qui ne seront finalement traitées qu’avec des establishing filmés en équipe réduite au Caire. La saison 5 sera donc tournées dans 6 pays différents: France / Maroc / Ukraine / Russie / Cambodge / Egypte.

Le plan de travail crossboardé de 119 jours de tournage s’organisa en plusieurs blocs répartis par pays:

  • 60 jours en France répartis en 2 blocs avec un soucis de continuité d’épisodes
  • 59 jours à l’Étranger divisés en 5 blocs

Si j’ai bien accompagné l’ensemble des 7 réalisateurs à un moment donné de la préparation, j’ai eu le plaisir de principalement travailler avec Eric Rochant, Jérôme Salle et Mathieu Kassovitz.

Cette saison 5 aura représenté 11 mois de travail pour moi: 8 mois de préparation (où je ne serais jamais resté plus de 10 jours dans le même pays…) et 3 mois de tournage entre l’Ukraine, la Russie et le Cambodge.

revue de presse​

LE MONDE – Cette fois, c’est la mécanique helvétique de la plus prestigieuse des séries françaises qui se dérègle, et le Bureau en devient encore plus fascinant. Il faut huit épisodes pour défaire les nœuds de cet écheveau. Les scénaristes s’acquittent de la tâche avec un soupçon de désinvolture (certains personnages disparaissent sans dire au revoir, quelques points mineurs de l’intrigue restent sans réponse), mais il s’agit bien moins de paresse que de faire de la place à ce qui intéresse vraiment Eric Rochant et sa bande : les reins et les cœurs des espions d’aujourd’hui. Le cas de JJA, le russomaniaque paranoïaque, est à cet égard exemplaire. Présenté au départ comme une variation française sur le modèle de James Jesus Angleton, le maître espion américain qui sombra dans la folie, le personnage que façonne Mathieu Amalric est à la fois plus proche et plus impénétrable que son modèle. Et puis il y a ces deux derniers épisodes, confiés à Jacques Audiard. Ils sont presque vierges d’enjeux dramatiques, un long coda situé dans un temps suspendu, plein d’espoir et de menaces. On reviendra sur ce moment qui – quel que soit l’avenir du Bureau des légendes – assure définitivement la place de la série au panthéon du genre.

LE FIGARO – Le bureau des légendes : Éric Rochant sort par la grande porte. Le créateur de la série à succès de Canal + tire sa révérence avec cette cinquième saison de haute tenue. De l’Arabie Saoudite à Moscou, les agents de la DGSE y montrent un visage plus humain.

PREMIÈRE – Les femmes et les hommes ayant parcouru Le Bureau des légendes auront ainsi jusqu’au bout été hantés par les questions de l’appartenance et du destin. À qui obéit-on réellement ? Au service de quoi agit-on ? Et qu’attendons-nous du monde ? Fort de ces interrogations universelles, le nid d’espions se sera magistralement transformé au fil des saisons en flamboyant dédale tragique.

Top
Share via
Copy link
Powered by Social Snap